Francesco Zizola, Angola, 2002

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© Francesco Zizola

Voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Evangile selon Luc 10-3

Seul, pauvre insignifiant petit corps squelette, exsangue, famélique, le visage émacié, l’enfant est posé là recroquevillé à même le sol. Moribond, son presque cadavre laisse présager sa mort prochaine.La chair absente, rongée par la faim, le front, les yeux démesurés, sans expression, le regard vide.Ni espoir, ni prière. il fixe l’objectif. Comment Francesco Zizola peut-il ainsi le regarder en face ? Combien d’autres encore, martyrs, perdus, oubliés, faudra-t-il regarder en face ? Combien de temps encore faudra-t-il garder les yeux ouverts ?

 

Extrait de l’introduction à Francesco Zizola, Né quelque part, Delpire, 2004

Publié par

Caroline Benichou

Si tant est que je sache faire quelque chose, je crois que je sais regarder et je sais aussi que tout regard est entaché d'erreur, car c'est la démarche qui nous projette le plus hors de nous-mêmes, et sans la moindre garantie... Julio Cortazar, Las Babas del Diablo

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