Henri Maccheroni, Corps invisibles

© Henri Maccheroni

Deux parmi les 2000 photographies du sexe d’une femme prises de 1969 à 1971, puis de 1972 à 1974, par Henri Maccheroni, peintre et photographe.

Une démarche sérielle obsessionnelle, une continuité/contiguïté menée jusqu’à l’épuisement. Pourtant, en dépit de cette immédiateté, une absence totale d’érotisme ou d’obscénité. Le référent anatomique, même, échappe.

Ce sexe de femme frontal, en gros plan, n’est pas dévoilé (contrairement à l’Origine du monde de Gustave Courbet, toile longtemps secrète, cachée, exposée au grand public depuis 15 ans seulement au Musée d’Orsay). Dépossédé de son corps, mis à plat, il est immatériel. Absurde.

Il n’y a plus de femme. Ni objet, ni sujet, il se convertit en signe.

La série devient la déclinaison d’une abstraction.

Publié par

Caroline Benichou

Si tant est que je sache faire quelque chose, je crois que je sais regarder et je sais aussi que tout regard est entaché d'erreur, car c'est la démarche qui nous projette le plus hors de nous-mêmes, et sans la moindre garantie... Julio Cortazar, Las Babas del Diablo

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