Philippe Halsman, Jumpology

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Marilyn Monroe / Salvador Dali / Aldous Huxley / Marc Chagall / les WIndsors / Jean Seberg.                    © Philippe Halsman

In a burst of energy the subject overcomes gravity. He cannot also control all his muscles. The mask falls. The real self becomes visible, and one needs only to snap it with a camera. I call this jumpology. The time may someday come when psyciatrists will diagnose hidden characteristics not with the slow and painstaking Rorschach test but with the rapid and hurtling Halsman.
Philippe Halsman

Tout art est consacré à la joie, et il n’est point de tâche plus haute et plus sérieuse que celle de rendre les hommes heureux. Il n’y a d’art véritable que celui qui procure la plus haute jouissance. Or, la plus haute jouissance est la liberté de l’ âme dans le vivant exercice de toutes ses forces.
Friedrich von Schiller

Une rupture avec la tradition du portrait photographique. Dans les années 1950, Philippe Halsman bouleverse les conventions du genre. A la fin de chaque séance, il exprime une dernière demande à celui qu’il vient de photographier : « jump ! ».
L’idée semble bien légère, cependant, elle abolit les règles et les refuges de la pose. Alors, le sujet, interprétant à sa façon l’étrange demande du photographe, bien plus attentif au saut qu’à l’image qu’il va donner de lui-même, se laisse aller au bonheur, enfantin et libérateur, du saut. Les photographies sont aussi surprenantes que révélatrices, et l’exercice s’avère être un exutoire pour les vedettes de cinéma, politiques, artistes, écrivains, architectes ou industriels. When you ask a person to jump, his attention is mostly directed toward the act of jumping and the mask falls so that the real person appears. Les images débordent d’énergie, et par cette simple et joyeuse injonction, chacun est saisi, en lévitation, défiant dans l’instantané les lois implacables de la gravité.